Victoire historique

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Dimanche dernier, le 9 octobre 2011, l’équipe de flag football du département d’histoire a remporté la quatrième position du tournoi inter facultaire. C’est la première fois que le département se rend aussi haut dans le classement, pour ce sport en tout cas. C’est une victoire qui a donc rendu fière toute l’équipe et beaucoup de partisans du département. L’équipe a gagné contre Droit (14-13), Pharmacie (26-6) et Sciences de l’Éducation, en temps supplémentaire (8-7). La demi-finale contre l’équipe de Kin-Éduc a été plus ardue, puisqu’une des joueuses importantes de l’équipe s’est blessée. Nous avons donc continué la partie à 5 joueurs contre 6. Malgré tout, la victoire n’a pas été cédée facilement à Kin-Éduc, car ils ont gagné en temps supplémentaires avec seulement un point d’avance, faisant un score de 0-1. Histoire a finalement concédé la victoire à Médecine dentaire pour la 3ième position après la mi-temps, due au désavantage numérique de l’équipe et le pointage de 0-14. Néanmoins, ce fut une journée remplie de surprise et de joie pour l’équipe qui s’est rendue tout de même en 4ième position. Un gros bravo à tous les joueurs!

De gauche à droite : Kevin Krohn, Guillaume Caherec Gagné, Christophe Labelle, Julien Couture, Étienne Arsenault, Vincent Chevrier et notre joueur invité David Decoeur. En bas : Marie-Pier Lavoie et Anaïs Hélie-Martel

La hausse des frais de scolarité

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Par : Nicolas Huber

Ces derniers temps, le milieu universitaire québécois se fait secouer par la question des frais de scolarité. En effet, la province du Québec est une des provinces où la vie est peu chère et les frais de scolarité sont les moins élevés du pays. Alors que l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) revendique le stop définitif de cette hausse prévue dans le but d’une gratuité scolaire, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) revendique le gel. Cette différence de revendications à amener à des conflits d’intérêts auparavant, mais aujourd’hui les deux associations s’accorde que la hausse n’est pas justifiée, et ont l’intention de répondre à cette « agression »  des projets par des manifestations et de grèves. Faut-il soutenir ce mouvement populaire ? Ou bien faut-il faire confiance aux gouvernants qui nous dirigent puisque finalement c’est nous qui les avons élus ?

Pour bien comprendre cette hausse, il faut savoir que ce n’est pas le projet d’un jour et déjà le gouvernement avait parlé de celle-ci il y a plusieurs années. En 2007, la ministre de l’Éducation, du Loisir et des Sports, Mme Michelle Courchesne avait demandé à un Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFE) un avis sur les conditions relatives aux droits de scolarité des établissements d’enseignement supérieur au Québec. Il était donc prévu cinq hausses consécutives de 50$ pour les étudiants canadiens. Finalement, il y eut une légère hausse de 6%, fâchant le recteur de l’Université de Montréal qui pense que « le quasi-gel des droits de scolarité a été néfaste pour nos universités en les privant des ressources financières dont elles ont besoin pour accomplir leur mission ».

Ainsi, certains partis défendent la logique de l’augmentation. Certes, il est nécessaire que les prix augmentent. Les salaires augmentent donc ce qui est soutiré aux salaires va suivre, et puisque les frais de scolarité ne sont pas un pourcentage (heureusement), ils ont besoin d’augmenter pour financer la recherche et la qualité de l’éducation.

En mars 2011, la question de la hausse n’est toujours pas résolue et Jean Charest a annoncé ces projets : une hausse sur 5 ans de 325$ par an. La somme sera une augmentation finale de 1625$. Il est vrai que le quasi-gel a enclenché la nécessité d’une augmentation brusque est rapide, mais qui n’est pas sans conséquence. Selon les statistiques plus de 70% des étudiants se verront refuser l’accès aux études par manque de financement. Les universités québécoises seraient un lux et malheureusement une grande partie des étudiants seraient obligés de déserter ces universités québécoises. Mais, ce qui me semble le plus insensé c’est que l’on cherche à faire payer plus aux gens qui ne « travaillent » pas encore. Un étudiant québécois, lorsqu’il obtient un travail étudiant, gagne en moyenne entre 8$ et 15$ de l’heure. Ce revenu est soumis aux taxes gouvernementales à partir d’une certaine somme, mais l’étudiant a nécessairement besoin d’atteindre cette somme pour pouvoir vivre (loyer à Montréal: 500$/mois, épicerie : 300$/semaines, carte de transport : 45$/mois, frais supplémentaires aux cours : 60$/mois).

Le gouvernement propose de meilleures bourses, mais elles restent aujourd’hui mal adaptées : dans certains programmes la bourse d’excellence est 1000$ seulement. La hausse serait donc parfaite, on reverserait l’argent des gens qui peuvent payer aux étudiants ne pouvant pas payer, un espèce de système à la Robin des Bois. Mais, c’est là que se pose la véritable question, où va aller l’argent ?

4 historiens sont allés manifester leur mécontentement de la hausse devant les bureaux de Line Beauchamp, le 6 octobre dernier.

La politique étudiante en pleine action!

Un exemple de politique réfléchie

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Pour faire suite à l’ éditorial concernant la pertinence des cégeps d’Antoine Richard, voici l’opinion de Louis Martel-Lafrance.

Par : Louis Martel-Lafrance

Tous les mois, nous avons droit à un beau spectacle, donné par nos très chers politiciens. Ceux-ci, à grands coups de discours préélectoraux, tentent de mouvoir les foules, de créer un effet de masse, qui les porterait au pouvoir. De temps à autre, c’est l’effet contraire qui se produit. Nous en avons eu la preuve en ce début d’octobre avec la très brillante intervention de M. Legault quant à la « nécessité » des cégeps. Un endroit où on apprend à fumer de la drogue et à décrocher. Bien qu’il se soit rétracté par la suite, parlant d’un projet à long terme et de seulement se concentrer sur la formation préuniversitaire, il n’en reste pas moins que ce ne fut pas sa meilleure idée. Les cégeps sont essentiels à la formation des universitaires de demain.

Vous n’êtes pas sans savoir à quel point la réforme de l’éducation au secondaire n’a pas eu l’effet escompté. Ayant eu récemment une conversation avec un enseignant au niveau collégial, la situation serait pire que ce qu’il y parait. Il est vrai que les nouveaux élèves de la réforme sont excellents lorsqu’il s’agit de travailler en équipe, ou d’utiliser des « compétences transversales », mais ils maîtrisent de moins en moins leur langue. Ils ne comprennent même pas leurs propres erreurs lors d’une production écrite. On leur parle d’accord de l’auxiliaire être ou avoir, ils répondent que c’est un « groupe verbal », et non un auxiliaire suivi d’un verbe. Ils écrivent comme ils parlent et ne voient pas le problème, car ils se comprennent entre eux. Heureusement, les enseignants des cégeps sont là pour les remettre dans le droit chemin. En deux ans, la majorité pourra atteindre un niveau admissible à des études universitaires.

Alors, le plan de M. Legault serait de remplacer le tout par une année de plus au secondaire? Une année de plus dans la réforme ne sera pas une bonne chose pour les étudiants et cela ne les préparera sûrement pas au niveau requis pour l’université. À l’entrée des élèves de la réforme au niveau collégial, les enseignants étaient prévenus qu’il faudrait peut-être baisser leur niveau d’évaluation, sinon trop d’élèves seraient en difficultés. Ces personnes seraient donc envoyées directement à l’université, où les rédactions sont plus longues, les lectures beaucoup plus imposantes et les critères autrement plus élevés? Suis-je le seul à ne pas voir beaucoup de sens à cela?

Les jeunes seront inadéquatement préparés à l’université, ce qui augmentera le décrochage que M. Legault considère si problématique au cégep… mais de toute façon, avec la montée des frais de scolarité, il n’y aura pas grand monde dans les universités, nous aurons une bonne sélection naturelle, n’est-ce pas M. Legault?

James Blake, le prodigue

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Par : Anaïs Hélie-Martel

Mis à part être le nom d’un joueur de tennis professionnel, James Blake est aussi le nom d’un des pionniers du mouvement post-dubstep. Si j’en ai déçu quelques-uns en n’analysant pas la carrière de Blake le tennisman, je m’en excuse, mais ceux qui me connaissent savent que je n’ai que deux sports de prédilection, et que le tennis n’en fait pas partie. Et pour créer plus de polémique, je vais ajouter : le hockey non plus…

Bref, trêve de plaisanterie, cet article parle plutôt d’un jeune talent musical qui par sa connaissance musicale et son essence a su créer une nouvelle vague, le post-dubstep. Avant de parler de post, il semble nécessaire de faire un petit topo de ce qu’est le dubstep à la base. En effet, c’est un mouvement né en Angleterre autour des années 2000 qui s’inspire du Speed Garage et du 2-step. En gros, c’est une musique qui privilégié les basses fréquences et les tempos lents, mais tout en incorporant des rythmes rapides et diversifiés. Il y a donc plusieurs niveaux de mesures qui jouent tous en même temps, mais de manière cohésive. C’est comme un gros melting-pot de sons électroniques qui finit par créer un tout plutôt cohérent et qui sert essentiellement à danser frénétiquement avec des mouvements prononcés de têtes. C’est un genre de musique parfait pour faire la fête et s’y donner à cœur joie, pour être plus simple.

Ainsi, en tirant ses influences du dubstep, le post-dubstep se veut plus minimalisme et plus ambiant que dansant par ses mélodies. La structure finale de chaque chanson est souvent moins complexe que le dubstep, mais souvent plus peaufinée. Contrairement à d’autre qui se range dans le courant post comme The Weeknd ou bien SBTRKT, James Blake possède une sensibilité musicale qu’il exploite à bon escient. Sans tomber dans le « quétaine » ou le trop sentimental, ses chansons ont tout de même beaucoup de soul. Il joue sur l’émotion, mais tout en possédant une intelligence musicale incroyable. Blake a étudié en musique à l’école (le piano pour être plus précis), donc il comprend très bien la structure des rythmes, des sons et use cette connaissance de façon réfléchie, ce que d’autres ne font peut-être pas aussi bien. Il analyse, ce qui est plutôt rare chez les musiciens. Pour lui, la musique c’est d’abord cela : réfléchir. Il a d’ailleurs critiqué le dubstep américain à cet égard. Selon lui, il serait sorti de son essence première et serait devenu une sorte de concours entre les différents artistes. Un concours de celui qui « drop the bass » le plus, pour utiliser le jargon du milieu, sans se soucier du produit final; comme un concours de petits garçons pour savoir qui pisse le plus loin. Il n’a pas totalement tort, mais ce « concours » a pourtant créé un autre genre de dubstep; un américain qui s’est ainsi dissocié de celui britannique. Des artistes comme Rusko ou même Mexicans with Guns créent un autre style que Blake certes, mais ils restent néanmoins bons.

Bref, pour ce qui est de James Blake, il reste un prodigue de son époque. Du haut de ses 22 ans, il a su créer quelque chose de singulier et d’intéressant. Pour l’avoir vu en spectacle le 2 octobre, je peux vous affirmer qu’il a le potentiel d’un grand artiste. Je vous invite fortement à acheter son album éponyme, il s’écoute sans effort et il est parfait pour étudier (preuve à l’appui).

Ce qui reste cocasse, c’est que Blake a commencé sa carrière comme producteur et non comme musicien. Pour ma part, je suis bien heureuse qu’il ait décidé de mettre sa musique de l’avant depuis 2010, car il a du talent ce petit!

Le monde à l’envers

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Par : Cynthia St-Laurent

Parfois, je me demande ce que serait devenu mon être s’il avait pris forme à une tout autre époque. Une époque où la prose n’était point réservée aux romantiques dans l’âme. Cette façon de parler en vers, si belle qu’elle le fût, a disparu toutefois de nos jours, du moins dans le langage populaire. Celle qui vient porter réconfort dans les temps assombris ou lorsque l’état d’esprit est à sa phase thermale. C’est avec de fabuleux écrits que les femmes d’autrefois avaient la nette impression d’être une muse dans la vie d’un tendre chevalier à sa noble cause. Faites que les cieux sauvent nos âmes damnées de notre apologie si restreinte.  Aujourd’hui toutefois est une journée pluvieuse. C’est par elle que nous apercevons au loin notre âme à son apogée. Nous partageons cette journée avec les déboires de nos très chers dieux. Bien qu’impolis de nous imposer de telles miséricordes aux pauvres mortels que nous sommes, là est leur passe-temps favori. Pour cela, je dois ajouter l’étiquette de cruel à la définition des êtres supérieurs. Quoique…Cruel… Est-ce juste à dire? Avec toutes les choses qu’ils nous ont apportées… Certes, ils ne sont point parfaits, mais Gaï, notre mère terre, est remplie de surprise. Bon, me voilà terrassée par la lame de ma raison. Je ne saurais souffrir que d’être un simple caillou sur leur route. L’homme n’est pourtant en rien un obstacle sur le chemin des rois. Il est plutôt l’essence même qui fait renaître les arbres de leurs cendres. L’espoir perdu d’une raison déchue par tant d’inconscients. Il me revient donc de m’assurer que ces arbres arrivent à maturité et que leur magnificence soit à la hauteur des espoirs posés sur l’être humain. Mon engagement semble bien entendu noble, mais je ne dois pas me laisser déconcerter par le monde impie dans lequel nous vivons. Je trouverai les mots qui feront de moi l’ancestrale demeure de la raison, mais pour le moment, je dois laisser peser le lourd voile du mystère sur mes mots et mes intentions. Pourquoi? Simplement parce que je trouve qu’il n’y a aucun plaisir à arracher soudainement ce voile… Mieux vaut prendre son temps.

Certes, la patience est une vertu exaspérante dont bon nombre n’ont point connaissance. Alors si vous la possédez, mieux vaut l’exploiter en bon terme. Je serai aisée que vous soyez de mon avis, en espérant toutefois que cette vertu ne soit pas trop exaspérante pour votre humble personne. Je tente de mon mieux de percevoir le mystère de la vie comme un jeu et use de patience pour les réponses aux questions dont je ne connais point l’équivalence. Il y a bien peu de choses en vérité qui sont aussi frustrantes que l’ignorance relative à l’équivalence. Effectivement, l’ignorance est bien la plus grande crainte de l’être humain! La peur de l’avenir, celle qui nous frotte à notre destin incorrigible. Il faut se raisonner et laisser aller le fil du temps ou bien le saisir. Les deux options se valent, pourtant bien peu choisissent de le saisir, mais s’agit-il seulement de faire le bon choix? Il faut tenir compte que l’erreur grandissante de l’homme la pousse a de cruelles situations. Si l’espoir est parmi nous, il faut prier, puisque nous sommes en train de détruire le monde dans lequel nous avons vu le jour. Malheureusement, la cruelle vérité en est que l’évolution de l’homme procède par la destruction de son monde. Les anciens se trompèrent lorsqu’ils donnèrent au phoenix le destin de mourir et de renaître pour l’éternité. Il s’agissait ici de l’image du destin de l’homme et de ses civilisations. Certes, bien que le cycle de la vie finira par nous détruire, c’est avec l’espoir que nous referons surface et engendrerons les mêmes erreurs. Fort juste, mais c’est une réalité que nous nous devons d’ignorer si nous voulons continuer de l’avant. Il faut vivre un jour à la fois, faute d’ignorer l’avenir pour mieux le construire.

Je ne pourrais citer la démence que notre envie à pour effet de nous donner, mais c’est dans des moments tragiques que nous concevons à créer une manière d’être sans toutefois négliger qui nous sommes et ceux qui nous entoure. Je parle d’une époque où des paroles si douces évoquaient le bien-être intérieur, même lorsqu’une immense fatigue nous submergeait. Enseveli dans la plus froide des noirceurs, le jour arrivait où les propos d’un homme venaient chercher la lumière intérieure de chacune des femmes avec des lettres comme les plus grands en ont écrit. De grands hommes comme Napoléon, Voltaire, Beethoven, des hommes qui n’avaient pas peur des mots.

Je regrette la courtisanerie d’autrefois, mais il existe sûrement quelque part sur cette terre que nous chérissons tous, des hommes et des femmes chantant du haut des montagnes cette douce mélodie. Du moins, je l’espère…

Éditorial : La pertinence des Cégeps et la hausse des frais de scolarité

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Par : Antoine Richard

François Legault, ce nouvel hypothétique chef de parti, désire démanteler les Cégeps, quelle mauvaise idée. Il semble lancer des propos improvisés selon ses humeurs et fait preuve d’insolence. «c’est une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue et puis à décrocher» est une belle preuve de la qualité de ces propos. Il désire abolir «progressivement» les Cégeps, mais ne saurait quoi faire avec les collèges, il lance des idées en l’air, sans sérieux. Mais demandons-nous quelle est la pertinence même de ces collèges. Pourquoi est-ce que notre situation est unique?

La remise en question du système existe depuis l’inauguration des Cégeps en 1967. Pourquoi est-ce que le Québec est différent du reste du Canada? Est-ce que le fait francophone fait de nous un peuple distinct qui exige un traitement différent concernant l’éducation? Bien sûr que non, les Cégeps existent, car ils sont une bonne transition entre le secondaire et l’université. Oui, le système a des failles et certaines réformes s’imposent, mais l’abolition n’est certainement pas l’option souhaitable. Les Cégeps sont importants pour notre société, car ils permettent une éducation à coût abordable. En effet, les DEC techniques sont importants pour la société Québécoise, ils permettent à coût moindre, une éducation supérieure. Que cela soit avec Charest ou Legault, l’accessibilité à l’éducation post secondaire au Québec est menacée. Le premier coupe dans les subventions collégiales et augmentera les frais de scolarité des universitaires et le deuxième désire l’abolition pure et simple des cégeps. Je ne suis pas d’accord avec Stéphane Laporte, qui affirme avec un brin d’humour déplaisant : «Au fond, le Cégep c’est un peu comme le Stade olympique. On sait pu trop quoi faire avec, mais y’est là, alors faut faire de quoi…»1. Le cégep selon moi est encore d’actualité, encore plus lorsque le gouvernement augmentera les frais de scolarité des universités, une hausse qui empêchera l’accessibilité à une éducation supérieure à plusieurs jeunes Québécois.

Concernant ce sujet chaud , le camp libéral et le camp Legault ne s’entendent pas, mais qu’en est-il des étudiants? Notre opinion atteint difficilement les oreilles du gouvernement, c’est pour cela qu’il faut se faire entendre, pas seulement pour la gratuité scolaire (utopie, à mon sens), mais pour ne pas que l’université soit encore plus un concept élitiste. Le modèle anglais et américain n’est pas le bon pour le Québec, il est possible d’avoir une éducation de qualité pour tous et de ne pas avoir une société endettée. C’est un combat pour nous et pour les générations futures. Je ne peux concevoir un Québec sans cégeps et avec des universités coûtant la peau des fesses. Est-ce que la Révolution tranquille a été oubliée?

La situation du Québec me désole (je ne vais pas aborder la situation fédérale ici) , il est grand temps d’une unification de la gauche, qui est morcelée. Celle-ci accorde une reconnaissance bien plus grande aux étudiants que l’actuel gouvernement. L’explosion du Parti Québécois va renouveler le visage de la politique, pour le meilleur? Espérons-le.

1 – http://blogues.cyberpresse.ca/laporte/2011/10/10/pour-ou-contre-le-cegep/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_bloguesaccueilcp_BO3_accueil_ECRAN1POS1

Kellogg contre MAI

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Par : G. St-Aubin

La compagnie ultra prolifique, Kellogg, a confié à ses avocats une mission toute particulière. En effet, au mois d’août dernier le géant des céréales a intenté une poursuite contre MAI, «The Maya Archaeology Initiative», une fondation à but non lucratif qui travaille entre autres pour l’éducation des jeunes d’Amérique centrale à la culture maya. Kellogg a dit trouver le logo de MAI trop semblable à celui qu’on trouve sur les boites de céréales Froot Loops et désir que ceux-ci le changent. Le toucan bien connu de tous, du nom de Sam pourrait, selon eux, être confondu avec le logo de MAI.

«C’est un peu comme si les Redskins de Washington réclamaient pour violation de droit d’auteur le logo du Congrès national des Indiens d’Amérique» nous dit Dr Francisco Estrada-Belli président de MAI et professeur d’archéologie à l’université de Boston.

L’avocate et conseillère de MAI, Sarah Mott, a expliqué que le toucan de MAI n’avait rien à voir avec le logo de style bande dessinée de l’immense compagnie céréalière. Le logo de MAI est inspiré directement de l’oiseau de la famille des ramphastidae dont les origines sont évidemment en Amérique centrale alors que la mascotte de Kellogg est colorée et purement imaginaire.

« Nous nous attendons d’une marque qui est si familière aux enfants, de jouer un rôle en soutenant la compréhension culturelle et raciale du monde, plutôt que du dénigrement par la promotion dégradante de stéréotypes raciaux », nous dit Francisco Estrada-Belli fier cofondateur de MAI, en lançant lui-même une accusation face à une publicité de la compagnie Kellogg qui « ridiculise » les communautés Mayas. Peut-être une bonne manière pour la MAI de tourner cette affaire au ridicule.

Voilà bien une drôle de situation pour l’immense compagnie cotée en bourse qui possède la «W.K. Kellogg Foundation» qui œuvre activement en Amérique latine et un peu partout dans le monde afin de pourvoir aux besoins des démunis.

Le MAI, lui, s’occupe entre autres depuis 2010 du site archéologique de Cival, un site découvert en 1911 par Raymond E. Merwin puis redécouvert par l’archéologue guatémalien Francisco Estrada-Belli en 2001. Le site de Cival date de 900 à 200 av. J.-C. et a permis de trouver des traces de régions habitées datant environ de 1300 av. J.-C.

Vaguons vers l’île du futur

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par : Anaïs Hélie-Martel

Les années 1980 sont bien derrière nous, en théorie. Pourtant en pratique, un étrange, mais néanmoins apprécié regain pour cette époque semble se pointer à l’horizon. On le remarque en se promenant dans le coin du Mile-end ou du centre-ville où l’on peut apercevoir les plus beaux spécimens de la mode des eighties. Vêtements aux couleurs criardes et aux coupes plus qu’élégantes sont à l’honneur. On l’entend aussi dans la musique, autant populaire que plus underground. Les sons plus simples de synthétiseurs, les pianos électriques et les beats rudimentaires refont surface, à croire qu’on s’ennuyait des succès de Boney M ou des raps sympathiques à la Whodini.

Bref, nombreux sont les artistes qui ont su renouvelé un son perdu depuis des décennies et un des groupes à réussir cet exploit n’est nul autre que les excellents Future Islands. Groupe originaire de Baltimore, Future Islands s’aligne tout à fait dans ce son si particulier aux eighties, et le fait à merveille. Simples, mais percutantes, les mélodies du groupe s’adonnent bien pour des petits pas de danse élémentaires. Ce qui a de particuliers au groupe, c’est pourtant la voix du chanteur J. Gerrit Welmerse. Elle est intense, ténébreuse, pleine d’émotion et a un petit quelque chose d’inexplicable. La combinaison de cette voix avec le petit côté eighties crée une atmosphère légère, joyeuse et rythmée qui fait du bien. Il devient alors si facile de se laisser emporter par les chansons de Future Islands. Le groupe s’est fait la main avec de nombreux singles avant de sortir leur premier vrai CD « In Evening Air » en 2010. Cet album, c’est réellement un petit bijou. Il est tout simple, bien fait et nous emporte si facilement ailleurs. Sans même qu’on ait le temps de s’en apercevoir, on est déjà en train de bouger de la tête et de taper du pied. C’est ce que j’appelle de la magie.

J‘ai découvert ce groupe le printemps dernier, et ça l’a été une véritable révélation musicale. Un CD qui a souvent (ou trop souvent selon mes colocs) joué sur repeat à la maison. Que voulez-vous, c’est dur de résister quand un disque est bon du début à la fin, et je cède si facilement à la tentation. C’est pourquoi aussi je n’ai pas pu les manquer cet été, alors qu’ils étaient de passage à Montréal. Je n’ai pas été déçue du tout, c’était même probablement un de mes concerts favoris. Le tout était à la Casa del Popolo, un endroit que j’affectionne particulièrement pour l’intimité de la salle et les bonnes bières pas trop chères. La première partie était prise en charge par le frère du chanteur, Plucky Walker. Un seul mot : Wow. Il a monté sur scène l’air de rien, jouant avec son ordinateur, et il s’est mis à rapper comme personne. Je ne m’attendais pas du tout à cela, comme tout le reste de l’audience je crois. Le gars, sans trop de style, en espadrille de course et aux petites lunettes rondes nous en a mis plein la vue. Le clou du spectacle restait néanmoins le chanteur de Future Islands qui se démenait sur scène, mélangeant théâtre et chant, bougeant de tous les côtés et abordant des expressions faciales des plus intenses. Impressionnant à voir, et délicieux à regarder. De plus, une petite salle peu remplie donne l’occasion de se laisser aller dans nos pas de danse et ce fut sublime. J’ai dansé, j’ai chanté, je me suis démenée, encouragée par le chanteur qui ne faisait rien à moitié. C’était génial.

Depuis quelque temps, le groupe a sorti sur YouTube un nouveau single : « Before the bridge ». Une excellente chanson qui confirme la sortie d’un album prochainement. 11 octobre 2011, c’est la date. C’est en cette journée, que je sens déjà merveilleuse, que le nouvel album « On the Water » sortira. Mes oreilles n’ont que hâte. J’espère que j’ai convaincu les vôtres aussi.

Petit scoop primeur : l’album est, en effet, excellent. Mon coup de coeur : la chanson Where I Found You, mais pour danser j’adore Balance. Voilà!

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