Par Guillaume Bouchard Labonté

Pastel n’est pas que son nom d’artiste, c’est le sien ; et Painting Fears est son premier album. Dans la jeune vingtaine, la chanteuse rock aux accents folk et plus rarement reggae essaie depuis peu de percer sur la scène musicale québécoise. Ses textes en anglais vont principalement dans la sensibilité, mais son répertoire littéraire semble s’étendre au-delà des simples remises en question amoureuses, même s’il ne sort pas de thèmes très introspectifs et parfois peut-être trop individualistes et naïfs. Nous retenons de ses tirades quelques passages significatifs :
« Broken Dreamers: fuckers ! » Acoustic Dream (piste 3)
« The Montreal underground is the worst thing ever » Montreal Underground (piste 6)
Le piano occupe une place importante dans les chansons de la jeune artiste. On peut entendre, ailleurs, quelques violons très discrets : ce qui donne, finalement, une musique parfois très chargée pour une seule voix. Précaution inutile, car souvent un a capella aurait suffi : la voix de Pastel, impeccable et brillante, meuble déjà assez bien le disque. Aussi, on se serait attendu-e-s à profiter d’un accompagnement légèrement plus dépouillé. Sans doute, la performance sur scène, laissant plus de liberté au chant, doit être plus agréable à l’oreille aguerrie.
Bref, l’artiste se cherche, mais ce premier disque vaut le détour pour qui cherche la tranquillité. Celui-ci est en vente sur Internet pour 16$ (voir son blogue sur myspace : http://www.myspace.com/pastelmusique). Le Sablier lui donne la cote : Soirée d’étude pour un examen de madame Deslandres. Pastel sera de passage à l’Assommoir, le 30 avril 2008.

