«Dit-on Grand-PriX ou Grand-Pri?»
Par Félix LaFlamme, chroniqueur sportif
Ça y est! Lewis Hamilton a gagné la saison de Formule Un. Je sais même pas comment s’appelle ce trophée-là. J’espère au moins qu’y’a un nom intéressant, du genre «la Coupe Longueuil», «le Bol Salade», ou «le Nounours Burger City».
Et je dois dire que ça s’est terminé de façon excitante, avec un point d’écart entre le premier et le deuxième, et oui, pour une fois, un tour de piste excitant, qui nous aura tenu en haleine une grosse minute et trente-quelques secondes. Sur toute la saison.
Et dire qu’on est en train de chialer comme des chameaux en Antarctique pour garder un sport de même au Canada. Un sport qui pollue, qui fait tellement de bruit qu’il faut des bouchons dans les oreilles, et une fois à toute les minutes on voit quelques traînées de couleur rouge ou blanche passer devant nous.
Je suis d’accord qu’il y a beaucoup d’argent qui se brasse grâce à l’industrie de la F1, et son passage à Montréal apporte beaucoup d’argent, parce qu’une gang d’imbéciles trouvent ça excitant de voir des autos passer aussi vite devant leurs yeux. Parlez-moi d’un sport vraiment plus intéressant à la télé. Ça, c’en est un! Et encore là…
Mais si vous vous ouvrez les yeux et vous regardez autour de vous, y’a un sport encore plus simple mais encore plus populaire qui rapporterait encore plus d’argent par lequel on peut le remplacer. La piste est ronde ou ovale. Les pilotes tournent donc toujours dans le même sens. Les voitures aussi. Sauf exceptions. Y’a que deux ou trois constructeurs, donc les pilotes ont encore plus tous la même voiture. Les voitures font moins de bruit. À savoir, je ne les entendrai pas de chez nous. Pis ça va attirer toute une gang de « rednecks » américains qui vont venir flamber leurs beaux dollars verts qui valent de nouveau pas mal plus que les nôtres, peu importe le chiffre écrit dessus. Et en plus ils mangent plus et plus souvent que les Européens qui suivent la F1. Et ce sport s’appelle le Nascar! Alors arrêtons de se plaindre et commençons donc à travailler pour emmener plus de Nascar ici.
Pis j’en veux pas un qui fait un commentaire sur le hockey, parce que vous saurez qu’au Centre Bell, je n’ai pas besoin de mettre de bouchon dans mes oreilles. Sauf quand c’est Céline qui chante.
Merci qui?
En date du 8 octobre 2008, et pour un bon petit bout de temps, le numéro un mondial du Tennis professionnel est Rafael Nadal. « Rafa » a réussi à déloger mon bon ami Roger Federer, après l’avoir vaincu à Wimbledon et à Roland-Garros, et en ayant maintenu une saison presque parfaite. Roger, de son côté, n’a même pas atteint la finale du Autralian Open, ni des olympiques, tous deux pourtant des tournois sur surface dure, une spécialité de Roger. En passant, le numéro trois mondial, Novak Djokovic, a cueilli au passage son premier Grand Chelem en Australie. Une grande année pour ces deux jeunes joueurs. Mais tout ceci grâce à qui?
Il serait intéressant de noter que Roger, l’an passé, a connu une très bonne année. C’est l’année où il est passé le plus près de remporter Roland-Garros, le tournoi favori de « Rafa. » Il a vaincu ce dernier en finale de Wimbledon, après avoir tiré de l’arrière 2-1 après trois sets. Il a gagné un autre U.S. Open, ce qui ne représente même plus un exploit pour lui. Et il a remporté haut la main le Masters de Shanghai. Accordons nous à dire qu’il était sur une lancée. Alors pourquoi a-t-il perdu trois des quatre tournois du Grand Chelem cette année, ainsi que les Olympiques et sa place de numéro un mondial au passage?
« Rafa » et Novak devraient remercier un tout petit bonhomme, le virus d’Epstein-Barr, communément appelé la mononucléose infectieuse. Roger a en effet attrapé ce virus au début de l’hiver dernier. Il l’a combattu vaillamment et rapidement, et n’importe quelle personne normale aurait pris un certain temps de repos après avoir vaincu la maladie, qui est très épuisante physiquement, avant de retourner au jeu. Mais Roger n’est pas n’importe qui. Il n’a pas pris de congé, et dès le mois de Janvier, il était de retour au jeu pour le Australia Open. Il a joué épuisé, et n’a pas guéri assez rapidement. Il a joué une saison moyenne, ne nous laissant voir le vrai Roger qu’à Wimbledon, lors de la finale la plus excitante de l’histoire du tennis. Il semble être redevenu lui-même depuis sa victoire au U.S. Open, mais il a quand même choisis de manquer un autre tournoi majeur à Stockholm pour être sûr d’être en forme pour le Masters de décembre. Mais messieurs Nadal et Djokovic, vos victoires, vous les devez à qui?
Vive l’originalité!
Êtes-vous déjà allé visiter la ville de Dallas? Moi non plus. Mais j’ai vu plusieurs de leurs équipes sportives à l’œuvre. D’abord, leur équipe de football s’appelle les Cowboys. Pas très recherché. Et leur logo? Une étoile. Faut pas fouiller loin pour comprendre. Mais ajoutez à ça leur équipe de hockey. Ils s’appellent les Stars. Et leur logo serait-il une étoile par hasard? Comme le dit le titre : Vive l’originalité!

