Par Sébastien Bordage
Oui, oui, vous avez bien lu. Ceci ne sera pas un article de nature humoristique, mais vise plutôt à remettre en perspective certains éléments abordés lors des dernières parutions du Sablier. Car devant certains propos émis par mes camarades, je ressens l’obligation de remettre <>. Permettez-moi ici d’expliquer ma pensée; je considère les articles Diatribe Défécatoire et Entroque philanthropique comme un train qui a déraillé, et malgré le texte d’Hadil visant à donner une perception un peu plus pertinente et avec un plus de tact, j’aimerais tout de même y faire une critique. Ce texte sera donc une série de remarques personnelles sur des petits points et je le commence de ce pas.
Premièrement, j’aimerais que l’on m’explique ce retour à la phase anale de Freud avec toutes ces allusions stupides de nature sexuelle. Je peux comprendre qu’il s’agit ici de métaphores visant simplement à détendre l’atmosphère, mais je crois tout de même qu’il y a un certain abus commis dans ces textes et ceci devient de mauvais goût. En tant qu’adulte, je crois qu’il y a moyen d’employer d’autres termes que des mots vulgaires dignes d’enfants de douze ans.
Deuxièmement, pour retourner à l’origine des choses, Steve n’a cherché qu’à susciter un débat sur un sujet donné. Sans vouloir me porter à sa défense (car il est capable de le faire par lui-même), je n’ai jamais lu dans son article quelque phrase que ce soit où il mentionne que sa perception des choses est la vérité absolue. Je crois que certaines personnes devraient se prêter à une relecture du texte. Ceci dit, bien que le désir de susciter un débat soit fort louable (ne serait-ce que pour maintenir en santé nos neurones), je crois qu’il y a tout de même une façon de présenter les choses pour encourager les gens à participer au débat. Selon ma vision des choses, je trouve que Diatribe Défécatoire manquait de tact et, de par sa nature inutilement provocante, ne pouvait réellement susciter un quelconque débat sinon des répliques acerbes.
Troisièmement, pour avoir assisté à de nombreux CE (et je me permettrais même d’avancer que j’ai assisté à probablement davantage de CE que certains membres exécutifs de ce même comité), il me semble y avoir entendu de nombreux discours sur l’importance du respect d’autrui, l’égalité de tous les membres et sur l’importance d’une communication viable et saine. Comment comptez-vous inciter de nouveaux étudiants à rejoindre la politique étudiante lorsque vous dégagez l’image de luttes intestines et carrément enfantines? Il va de soi, lorsque l’on fait une relecture de ces articles, <> si vous me permettez l’expression. Il est normal et souhaitable pour un individu de s’exprimer et de faire valoir ses opinions, mais il y a une façon respectueuse de présenter les choses. Ce genre d’insultes, malgré une subtilité quasi humoristique, n’a pas sa place, à mon avis, dans ce journal. Même s’il s’agit d’énoncer son désaccord ou pour critiquer un sujet donné, je maintiens qu’on peut le faire sans insulter quelqu’un ou dégrader de façon insultante et gratuite.
Quatrièmement, bien que je déplore le manque de participation générale au sein de l’A.É.H.U.M., il faut savoir respecter le choix de ceux qui ne veulent pas s’y mêler (et quand je regarde les critiques émises à l’égard de certaines personnes, je me demande si ceux qui n’y participent pas font bien de rester chez eux). Ceci dit, il est vrai que l’on peut légitimement faire des efforts pour les encourager et les intéresser à s’impliquer dans l’association, mais on ne peut pas leur tordre un bras. Les intérêts des individus varient grandement et il faut donc savoir quand arrêter de s’acharner à rechercher l’implication de tous et chacun(e). D’autant plus quand les critiques concernant le faible taux de participation sont adressées à la seule minorité étudiante qui s’implique dans l’association d’histoire.
En conclusion, bien que je croie que n’importe quel sujet peut être matière à caricature, il faut savoir quand arrêter l’exagération (et je parle en connaissance de cause) avant que cela ne devienne plus drôle. Je crains malheureusement que la limite a été franchie à quelques reprises, mais, certes, je ne suis pas en train d’écrire ce texte pour exiger des excuses ou pour dénoncer un individu, mais bien pour ramener tous ces textes à l’intention d’origine, celui de susciter un débat selon des propos rationnels et pertinents.


hihi, pas de commentaires….tout le monde se fout de ce que je pense…..les gens veulent juste mes cheveux irrésistibles !!!
En fait bien que ce soit difficile d’admettre que tu as bel et bien écrit un article sérieux (WOW)!! Je suis d’accord avec toi! Beaucoup de discutions ont eu lieux en CE par rapport à un respect de l’opinion des autres dans le but de permettre aux gens qui ont peur de transmettre leurs opinions de le faire. tu as aussi raison de souligner que plusieurs articles parus dernièrement dans le journal allaient définitivement à l’encontre de ceci. Il y a effectivement une façon de susciter des débats de façon moins violente.
En tout cas avant de répéter tout ce que tu as déjà écrit je tient à te féliciter (même si c’est plutôt étrange que ceci vienne de toi puisque tu en est le maître (mais de façon drôle et non abusive(oui oui jrépond a fritz en parenthèses))) d’avoir tenter un rappel à l’ordre et à être plus posés pour les prochains textes ce que j’enjoins les gens à faire.
P.S. cette réponse à l’article de Sébastien n’enjoins aucunement le Sablier et son équipe ni ma fonction de Rédacteur en chef mais n’enjoins que ma propre opinion personnelle.