Par : G. St-Aubin

La compagnie ultra prolifique, Kellogg, a confié à ses avocats une mission toute particulière. En effet, au mois d’août dernier le géant des céréales a intenté une poursuite contre MAI, «The Maya Archaeology Initiative», une fondation à but non lucratif qui travaille entre autres pour l’éducation des jeunes d’Amérique centrale à la culture maya. Kellogg a dit trouver le logo de MAI trop semblable à celui qu’on trouve sur les boites de céréales Froot Loops et désir que ceux-ci le changent. Le toucan bien connu de tous, du nom de Sam pourrait, selon eux, être confondu avec le logo de MAI.

«C’est un peu comme si les Redskins de Washington réclamaient pour violation de droit d’auteur le logo du Congrès national des Indiens d’Amérique» nous dit Dr Francisco Estrada-Belli président de MAI et professeur d’archéologie à l’université de Boston.

L’avocate et conseillère de MAI, Sarah Mott, a expliqué que le toucan de MAI n’avait rien à voir avec le logo de style bande dessinée de l’immense compagnie céréalière. Le logo de MAI est inspiré directement de l’oiseau de la famille des ramphastidae dont les origines sont évidemment en Amérique centrale alors que la mascotte de Kellogg est colorée et purement imaginaire.

« Nous nous attendons d’une marque qui est si familière aux enfants, de jouer un rôle en soutenant la compréhension culturelle et raciale du monde, plutôt que du dénigrement par la promotion dégradante de stéréotypes raciaux », nous dit Francisco Estrada-Belli fier cofondateur de MAI, en lançant lui-même une accusation face à une publicité de la compagnie Kellogg qui « ridiculise » les communautés Mayas. Peut-être une bonne manière pour la MAI de tourner cette affaire au ridicule.

Voilà bien une drôle de situation pour l’immense compagnie cotée en bourse qui possède la «W.K. Kellogg Foundation» qui œuvre activement en Amérique latine et un peu partout dans le monde afin de pourvoir aux besoins des démunis.

Le MAI, lui, s’occupe entre autres depuis 2010 du site archéologique de Cival, un site découvert en 1911 par Raymond E. Merwin puis redécouvert par l’archéologue guatémalien Francisco Estrada-Belli en 2001. Le site de Cival date de 900 à 200 av. J.-C. et a permis de trouver des traces de régions habitées datant environ de 1300 av. J.-C.